Maniac cop I, II et III
Presque personne ne lit les blogs ni n’intervient réellement, ce qui m’attriste profondément. Pourtant la liberté d’expression recule à peu près partout ou alors les “gens” considèrent qu’ils sont libres et subversifs, alors qu’ils n’ont, au fond, que des identités dictées par des marques vestimentaires et l’industrie de la musique, des jeux vidéo et du cinéma. c’est la grande force de ce système économique. Bien entendu, je n’échappe pas à cette aliénation.
J’ai récemment regardé la trilogie Maniac Cop dont j’ai découvert l’existence il y a peu en flânant dans un magasin.
Le pitch est très simple : un flic incorruptible a été injustement mis en prison par des politiciens corrumpus et se fait désanusser par les racailles qu’il a mises lui-même derrière les verrous. Tout le monde croit le flic mort sauf qu’il ne l’est pas et revient plusieurs années plus tard pour se venger. Il tue des innocents alors la police est détestée par la population new-yorkaise, bien chauffée par les médias. Ensuite il s’en prend aux flics, meurt ou est cru mort puis revient dans le film suivant. C’est grosso modo l’histoire des 3 films avec quelques variantes, surtout dans le 3 qui est avec le 1 le plus réussi selon moi.
Ce film est un thriller comique où certains passages sont assez convenus et caricaturaux mais prennent place dans un ensemble assez rythmé. La grande originalité est le meurtre dans le 1 et le 2 par le Maniac Cop des policiers qui sont avec lui les personnages principaux. Le dernier policier le pistant est probablement le flic le plus attachant et bourlingueur de la trilogie. Il colle à cette atmosphère de polar automnal et désenchanté. Son visage fait de crevasses rappelle d’ailleurs celui de Cordell (Maniac Cop I avant d’être de plus en plus défiguré, par le feu).
Curieusement quelques incohérences ne dérangent pas trop : le flic fou qui fait un véritable carnage est pardonné par les autorités qui veulent sauver leurs fesses. Mais le postulat de départ est quasiment fantastique “un policier dévisagé aux mains glacées et dotée d’une force colossale”.
Je regarde très peu de film de ce genre alors je ne sais pas s’il est bon ou pas par comparaison avec d’autres. Il se regarde plaisamment et New-York apparaît sous un aspect délabré et écrasant. L’ambiance froide est très bien rendue malgré un manque évident de budget (brouillard et tournage de nuit probablement pour limiter les décors, c’est un ressort de peur également). De façon assez étrange, la pierre de certains bâtiments me rappelle la froideur et le vide du 9ème arrondissement. C’est incongru pourtant cette remarque.
Une bonne trilogie à regarder en famille.
